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Pinegrove, pépinière de champions

Au moment de faire le bilan de la saison de golf 2015 au Québec, impossible de ne pas voir le Club de golf Pinegrove de Saint-Luc, au sud de Montréal, s’imposer parmi les plus belles histoires de réussite.

Déterminer quel est le meilleur club de la province, au plan du défi ou du plaisir de jouer, susciterait de longs débats tout l’hiver. Mais le choix du club le plus compétitif au chapitre de l’appui aux futurs champions, par contre, est plutôt sans appel.

Tout comme l’année dernière, les honneurs de la Triple couronne chez l’élite dans les rangs amateurs ont été monopolisés cette année par deux jeunes golfeurs issus de Pinegrove : Étienne Papineau (Alexandre de Tunis et Championnat provincial) et Vincent Blanchette (Duc de Kent).

« En tout, cela fait six titres majeurs de suite pour Pinegrove, rappelle avec fierté le professionnel du club Martin Béliveau. En 2014, nous avons eu Raoul Ménard (Duc de Kent et Championnat provincial), qui est maintenant passé chez les pros, et Blanchette (Alexandre de Tunis). À cela s’ajoute la victoire, en mai dernier, de Joey Savoie, premier amateur depuis 2006 à remporter le traditionnel Omnium du printemps de Golf Québec. »

Il faut saluer l’initiative fructueuse de la direction de Pinegrove, qui a choisi de rendre son parcours accessible aux espoirs juniors de la Montérégie, et en particulier de Saint-Jean-sur-Richelieu, même ceux dont les parents ne sont pas membres du club.

« Nous sommes très fiers de nos jeunes talents qui nous font honneur, » indique avec raison le président du club, Jean Charbonneau. Sans parler du rayonnement qu’assurent à Pinegrove tous ces golfeurs de la relève s’affichant avec brio sur les circuits amateurs.

« Notre implication n’est pas commerciale, insiste le président. Il ne manque que cinq adhésions pour afficher complet. Nous tenons à soutenir la relève en mettant notre parcours de haut calibre à la disposition du plus grand nombre possible de jeunes. »

Cela ne signifie pas qu’ils bénéficient de passe-droits, cependant. Les dix golfeurs juniors et amateurs d’élite que compte Pinegrove paient tous leur abonnement. « Ils ont même des obligations, comme communiquer leurs résultats aux membres, jouer avec ceux-ci et aider les plus jeunes », ajoute Charbonneau.

« Il faut voir les surdoués travailler ensemble sur le terrain d’exercice pour constater que l’émulation fonctionne », souligne Jean Morin, ex-président de la PGA du Québec et membre de Pinegrove.

Le vainqueur de l’Omnium printanier, Savoie, renchérit : « Il est certain que de jouer avec de si bons golfeurs sur un tel parcours, ça finit par rapporter. Il ne faut pas oublier le soutien des gens, non plus. »

Un premier Sommet du golf québécois

Cette année, les activités associées au golf se poursuivront jusqu’au 10 décembre au Québec. En effet, c’est du 8 au 10 décembre que se tiendra le tout premier Sommet du golf de la province au Château Bromont. Et ce ne sera pas un party de Noël!

Pros et amateurs, proprios et directeurs généraux, surintendants et autres représentants de l’industrie golfique y seront pour discuter de l’avenir du golf ici. L’on estime à 350 le nombre de participants qui répondront à l’invitation de Golf Québec, commanditée par RBC qui s’implique déjà beaucoup dans le golf au pays.

« Il est primordial d’installer des alliances stratégiques entre les différents organismes », soutient Bernard Vaillancourt, de l’Association des directeurs généraux de clubs de golf du Québec et porte-parole de l’industrie.

Les ambitions sont grandes. Augmenter la participation au golf n’est pas le seul dossier chaud : « Tous ensemble, nous pouvons représenter une force beaucoup plus pertinente lorsqu’il est question de débattre de la gestion des pesticides ou encore des inégalités fiscales qui pénalisent injustement le golf par rapport aux autres sports, » précise Vaillancourt.

C’est afin de rompre cette habitude de fonctionner en silos, qu’ont bien des intervenants de l’industrie, notamment, que ce sommet est convoqué.

« Idéalement, le Sommet devrait revenir tous les deux ans pour permettre aux associations respectives de déterminer avec leurs gens les principaux enjeux qui les concernent, avant de revenir étudier tous ensemble les meilleures pistes de solutions », souhaite Vaillancourt.

La Vallée amorce son 2e demi-siècle sous un soleil radieux

Alors que l’on coupe à gauche et à droite et que l’on parle de récession, le Club de golf La Vallée du Richelieu, qui vient de célébrer son 50e anniversaire, investit 4,2 millions de dollars – le plus gros investissement du genre au Québec cette année – pour entamer son prochain demi-siècle d’histoire en beauté.

D’importants travaux d’agrandissement et de modernisation du pavillon seront réalisés cet hiver, et on en profitera pour éliminer la pyrrhotite qui contamine les fondations du bâtiment.

« Malgré l’ampleur des sommes en jeu, le vote des membres a été unanime », souligne Patrice Forcier, directeur général du club privé de Sainte-Julie-de-Verchères, seul 36 trous de la Rive-Sud de Montréal, qui a accueilli de nombreux tournois prestigieux au fil de son histoire.

C’est la deuxième phase de travaux majeurs entrepris il y a quelques années et qui, au prix de 8,5 millions, ont permis de rénover les deux parcours louangés lors de la visite du Circuit des Champions en 2012 et 2013, soit le Verchères, signé Graham Cooke, et le Rouville, de Neil Haworth.

Fait à noter, ces travaux n’exigent aucune cotisation spéciale de la part des membres, ce qui témoigne de la santé financière du club.

« Nous comptons sur un total de 900 membres qui se renouvellent régulièrement, explique Forcier, avec 603 actionnaires, au dernier calcul, sur une possibilité de 620. »

S’il faut en croire le directeur général, l’avenir s’annonce radieux pour le Club de golf La Vallée-du-Richelieu.


Pinegrove, pépinière de champions

Cet article a été publié dans l’édition de septembre 2015 du magazine Golf Canada. Pour lire l’article dans le format original, cliquez sur l’image à la gauche.

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