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Le golfeur canadien Blair Hamilton espère que sa retraite silencieuse aidera sa performance mentale

Par John Chidley-Hill/ La Presse Canadienne
Blair Hamilton (Christian Petersen/Getty Images)

Toujours partant pour de nouvelles expériences, l’ancien membre d’Équipe Canada Blair Hamilton a décidé de suivre une retraite silencieuse de 10 jours dans le sud de l’Alberta durant la dernière saison morte pour améliorer son jeu mental.

Le bavard Hamilton a trouvé sa retraite aussi gratifiante qu’exigeante. La communication était interdite entre les 70 personnes en résidence au Centre Vipassana et de longues heures de la journée étaient entièrement consacrées à se vider l’esprit.

« La première cloche sonnait à 4 h 30 et on méditait de 4 h 30 à 6 h 30, puis on déjeunait », a raconté Hamilton mardi après avoir terminé sa première ronde au tournoi de qualification du PGA Tour Latinoamerica à Howey-in-the-Hills, en Floride. « Puis, on médite en quelques séances presque constantes jusqu’au dîner, et ensuite on recommence à méditer de 14 h 30 jusqu’à 21 heures, toujours des méditations guidées. »

« Le but de l’exercice est d’apprendre à observer simplement ce qui nous vient à l’esprit et de ne pas y réagir, afin de nous dissocier de notre égo, où l’égo est défini comme une fausse perception de soi-même qui nous dit qu’on est super bon ou super mauvais. C’est juste un truc qu’on a en tête. »

La décision de participer à cette retraite silencieuse a été suggérée à Hamilton par son mentor Kaz Hashimoto, un entrepreneur de Silicon Valley qui a cofondé Pink Zulu Labs. Les deux hommes se sont rencontrés la saison dernière lorsque le golfeur de 26 ans a sondé diverses personnalités marquantes dans plusieurs secteurs – notamment l’astronaute canadien Chris Hadfield – pour leur demander comment ils excellaient dans leur domaine.

Hashimoto et l’entraîneur de performance mentale Paul Dewland aident Hamilton à s’améliorer psychologiquement, car ce dernier croit qu’au golf, c’est ce qui sépare les meilleurs joueurs du peloton de golfeurs professionnels.

Blair Hamilton
Blair Hamilton, du Canada, joue du 16e tertre lors de la première ronde de l’Omnium Waste Management de Phoenix au TPC Scottsdale
(Christian Petersen/Getty Images)

« Mettez ensemble un gars de chaque circuit – Mackenzie Tour, PGA Tour China, PGA Tour Latinoamerica, Korn Ferry Tour et PGA TOUR – sur le terrain d’exercice et demandez à un passant de les regarder frapper des balles et de vous dire lequel joue sur quel circuit, il ne pourrait pas vous répondre, explique Hamilton. Tout le monde, à ce niveau, sait très bien frapper la balle, pas de problème, mais il y a une foule de détails minuscules qui font toute la différence. »

« Si tu peux sauver un demi-coup par ronde, ça te donne deux coups au total par tournoi, et au final, c’est la différence entre la septième et la troisième place, ou la troisième et la première. »

Hamilton, de Burlington, ON, est accompagné cette semaine au tournoi de qualification du PGA Tour Latinoamerica par trois compatriotes canadiens : Zahidali Nathu de Richmond, C.-B., Matthew Shubley d’Oshawa, ON, Mathew Iceton de Brooklin, ON. et Trevor Yu de Vancouver, C.-B.

Après s’être qualifié comme il l’espère pour le circuit latino-américain pour une troisième année de suite, Hamilton a l’intention de participer à quelques tournois de circuits mineurs en Floride et à quelques épreuves de qualification pour le Circuit Korn Ferry en Colombie et au Panama.

Une fois qualifié pour le PGA Tour Latinoamerica, Hamilton devra s’astreindre à un calendrier de voyage échevelé, un peu comme s’il devait traverser le Canada de part en part chaque semaine.

« On passe beaucoup de temps en Argentine, à une douzaine d’heures de vol direct de Toronto, précise Hamilton, qui est actuellement établi ans le sud de la Floride. On va voyager en Argentine, au Chili, au Pérou, en Colombie, partout sur le continent sud-américain. Il n’est pas rare d’avoir à prendre un vol de cinq heures entre deux tournois, c’est comme voler de Toronto à Vancouver. »

C’est en jouant au golf en Amérique du Sud que Hamilton s’est lié d’amitié avec le cadet Leandro Ferreyra. Le golfeur canadien participait à un tournoi à Cordoba, en Argentine, et Ferreyra était le cadet d’un autre joueur de son groupe. Plus tard, ils ont communiqué sur Instagram et Hamilton a demandé à Ferreyra s’il voulait être son cadet pour un autre tournoi en Argentine.

Ils ont depuis fait équipe lors d’une demi-douzaine de tournois et sont devenus de bons amis.

« Je trouve que les gens d’Amérique latine sont très loyaux. Ce sont des amis fidèles qui se soucient de vous, ils prennent vraiment soin de leurs amis, déclare Hamilton. Sa famille m’envoie régulièrement des messages pour voir comment je vais. C’est comme ça qu’on se bâtit de solides amitiés. »

Et de conclure le Canadien : « Qui aurait cru je me lierais d’amitié comme ça avec Leandro, un gars de 40 ans vivant à Cordoba, en Argentine? C’est drôle, le monde du golf… »

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