Connexion
MENU

Le golf universitaire canadien repose sur des « fondations » solides

Pour la première fois de l’histoire, le Championnat des universités et collèges canadiens a été disputé à Winnipeg, au Manitoba.

En tout et pour tout, 154 golfeurs et golfeuses d’établissements postsecondaires du Canada participent à cette compétition à deux volets : par équipes et individuel. Certains ignorent peut-être que la Fondation Golf Canada joue un rôle important en coulisses, elle qui appuie ces universités et collèges bien avant qu’ils ne disputent ce championnat national.

Depuis 2004, la Fondation octroie des subventions à divers programmes de golf du pays. Chaque année, après avoir examiné les demandes, elle attribue des montants précieux aux établissements admissibles. Depuis 10 ans, la Fondation a versé plus de 1,6 million de dollars sous forme de fonds de fonctionnement, de bourses d’étude ou de projets d’immobilisation.

Les Cascades de l’Université de la Fraser Valley figurent depuis peu dans la liste des établissements subventionnés. L’entraîneur-chef de l’équipe de golf, Chris Bertram, estime que l’établissement a une dette de reconnaissance envers la Fondation.

« L’an dernier, la Fondation a accepté notre demande pour la première fois et l’effet a été immédiat », de dire Bertram.

« Nous avons deux équipes, et la formation masculine comptait un solide noyau de joueurs. Nous avions aussi l’œil sur certains golfeurs prometteurs. Grâce à la subvention, nous avons pu offrir quelques bourses additionnelles et mettre la main sur les joueurs désirés. »

Pour être admissible à une subvention de la Fondation Golf Canada, une équipe doit miser sur un entraîneur à temps plein ou partiel et avoir deux programmes, masculin et féminin. De plus, elle doit avoir un calendrier de compétitions et être désireuse de participer au championnat national.

L’entraîneur-chef des Cascades n’hésite pas à dire que c’est en grande partie grâce à la subvention si les Cascades ont gagné les volets masculin et féminin du championnat national de l’ACSC (Association canadienne du sport collégial) plus tôt cette année. Le fait que l’établissement a pu attirer des athlètes très doués en leur offrant des bourses plus alléchantes a eu un « impact énorme » sur les deux formations, ce que reflètent les succès  de leurs membres.

« Je suis impliqué dans le programme depuis 10 ans et je dois dire qu’au début, nos moyens étaient très limités, note Bertram. L’université nous versait un peu d’argent, mais les budgets des établissements postsecondaires canadiens sont de plus en plus serrés. Les programmes sportifs en subissent les contrecoups et le nôtre n’y échappe pas. »

Garth Goodbranson, entraîneur-chef des Bisons de l’Université du Manitoba, est d’accord avec le constat de Bertram, comme il l’a indiqué au Southwood Golf and Country Club, hôte du Championnat des universités et collèges canadiens.

« À vrai dire, la Fondation a permis à notre programme de survivre, a déclaré Goodbranson. Nous ne sommes pas financés par l’université, ce qui complique les choses, mais nous tâchons de compenser grâce à des campagnes de collecte de fonds, et c’est la Fondation qui nous a donné notre erre d’aller. Nous sommes très reconnaissants et fiers de l’orientation de notre programme. »

En tant qu’université d’accueil du championnat, les Bisons tentaient de décrocher leur premier titre national de l’histoire de ce championnat.

« Le recrutement n’a jamais vraiment été un problème, contrairement au financement, notre plus grand défi, de poursuivre Goodbranson. Nous voulons que notre programme soit comparable à ses vis-à-vis américains, et je pense qu’avec les années, nous nous approchons du but. Les golfeurs et golfeuses commencent vraiment à croire qu’il y a de l’avenir au Canada. La preuve en est que le calibre du championnat canadien s’est beaucoup amélioré au fil des ans. »

La Fondation ne se contente pas d’aider les établissements : elle attribue aussi des bourses d’étude individuelles. L’an dernier, 14 golfeurs et golfeuses de tout le pays ont touché des bourses totalisant 51 000$.

Elle-même boursière, Devon Rizzo, de l’Université de Waterloo, a déjà été couronnée championne individuelle du Championnat des universités et collèges canadiens. Sa décision de rester et de jouer au Canada a été facile.

« Le programme de golf a été un facteur clé, dit-elle. Je voulais étudier en organisation de la gestion, ce qui est une spécialité de Waterloo. J’ai rencontré Carla, notre entraîneuse, qui a tout arrangé. À Waterloo, je gagnais sur les deux tableaux. Je pouvais concourir à un haut niveau, avec une entraîneuse et une équipe fantastiques, tout en suivant des cours de haut niveau également. »

Rizzo a obtenu une bourse plus d’une fois et elle invite instamment les golfeurs universitaires canadiens à faire une demande.

« Normalement, notre entraîneuse nous envoie les liens. Le formulaire est très facile à remplir, il ne requiert pas beaucoup de temps et il offre d’immenses avantages, poursuit-elle. La bourse m’aide à acquitter les frais de scolarité. L’université coûte très cher et chaque dollar compte. C’est fantastique. »


Pour de plus amples renseignements sur l’obtention d’une bourse et les critères de la Fondation Golf Canada, veuillez contacter Spencer Snell, gestionnaire des opérations de la Fondation. Courriel : ssnell@golfcanada.ca; téléphone : 1 800 263-0009, poste 265. On peut aussi obtenir des renseignements additionnels sur le site Web de la Fondation.

Articles connexes