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La question n’est pas si Brooke va regagner, mais combien de fois elle le fera 

Par Mario Brisebois
Brooke Henderson (Bernard Brault, Golf Canada)

Si une personne a pu quitter dimanche soir l’’Omnium canadien CP au club Magna au nord de Toronto la tête bien haute en plus de la championne Jin Young Ko, c’est bien Brooke Henderson.

Elle n’a pu défendre son titre de l’an dernier à Regina, mais il n’existe surtout pas de gêne être détrônée par une joueuse numéro un au monde avec quatre succès cette année et un putter en feu durant la semaine pour une fiche record de 26 sous la normale en ne commentant pas un seul boguey pendant la durée.

À noter que la Coréenne a reçu son trophée de Charlie Beaulieu, le président de Golf Canada qui est du Mirage.

Et que dire de la pression de jouer à la maison pour Brooke, qui a bouclé 3e à moins dix-neuf.

En plus d’être ultra-talenteuse, Brooke a encore montré son cran samedi avec sa formidable séquence qui lui a fait retrancher neuf coups au par en onze trous pour un éblouissant 29 au dernier neuf.

De toutes les filles à la LPGA, elle s’avère la plus énergique au jeu cela avec le sourire ce qui ajoute à l’image de son sport et l’affection que lui retourne le public.

S’il a fallu quarante-cinq années avant que Brooke devienne à Régina l’an passé la première Canadienne depuis notre Jocelyne Bourassa à remporter le titre national, on peut bien patienter après tout une petite année à Vancouver en 2020, la question n’étant plus de savoir si Brooke Henderson va l’emporter de nouveau, mais combien de fois la surdouée de 21 ans (elle en aura va 22 le 10 septembre) va-t-elle encore triompher.

Birdie spécial

Le prix cette semaine va au service météorologique de la PGA. Après avoir activité la sirène d’alerte samedi à 16h 17 au Championnat du circuit à Atlanta pour évacuer d’urgence les spectateurs, la foudre a frappé un arbre de 60 pieds dont les débris ont blessé six personnes, dont cinq conduites à l’hôpital et très heureusement libérées.

Il y a un message fondamental à retenir, soit de quitter tout de suite lors d’un avertissement plutôt que de courir le risque inutile de tenter finir le trou même à la course.

Les Européens vont-ils régler le cas du jeu lent?

La PGA d’Europe fait preuve d’un beau geste en s’attaquer directement à cette véritable calamité du golf: le jeu trop lent.

De façon d’activer le déroulement, Keith Pelley, un ancien de TSN (RDS) et des Jeux olympiques à Vancouver devenu commissaire du golf outre-mer, coupera en 2020 de trois à deux les avertissements avant d’imposer la pénalité d’un coup. Avec des exemples comme une ronde à l’Omnium du Maroc qui a pris 5h30 à elle seule, et Bryson Dechambeau qui mis 2h30 avant de faire son roulé, reconnaissons ensemble qu’il y a péril dans la demeure et de la très grosse «job» à faire.

Est-ce que quelqu’un a dit aux pros que la nouvelle règle R&A et USGA en vigueur depuis le 1er janvier stipule une limite de 40 secondes par coup?

Aux grands maux, les grands moyens et personnellement, je suis davantage de l’école de Rory McIlroy plus drastique avec sa théorie qu’un avertissement soit suivi immédiatement de la pénalité. Bref, pas de niaisage.

En passant, que fait la PGA en Amérique? Comme principale vitrine du golf, elle a la responsabilité N-O-W.

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