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La bataille de l’Atlantique

Le Championnat canadien amateur féminin 2016 attirera cet été un tableau relevé au Ken-Wo Golf Club de New Minas, en Nouvelle-Écosse. Ce tournoi, coté « A » depuis cinq ans au Classement mondial amateur féminin, sera disputé du 26 au 29 juillet.

Le parcours vénérable du Ken-Wo, un neuf trous lors de son inauguration en 1921 et l’un des doyens de la province, accueillera son cinquième championnat national.

Ce sera aussi la deuxième fois que le club sera l’hôte de ce tournoi prestigieux, l’une des plus anciennes compétitions au pays. En 2002, la Montréalaise Lisa Meldrum y avait remporté le deuxième de trois titres consécutifs. Le Ken-Wo a aussi été le théâtre du Championnat canadien féminin junior (1985), du Championnat canadien des champions de club (1996) et du Championnat canadien junior masculin (2001).

Le Néo-Écossais Roland Deveau, président de Golf Canada, explique pourquoi le Ken-Wo a été sélectionné.

« En premier lieu, c’est un grand parcours de championnat avec des trous variés qui poseront bien des défis aux concurrentes, de dire Deveau. J’ai été associé à plusieurs championnats nationaux et provinciaux au Ken-Wo, et chacun s’est Les troublants verts du Ken-Wo Golf Club, comme le 7 e ci-dessus, joueront un rôle déterminant dans le couronnement de la championne. avéré une expérience formidable pour les participants et le club. Finalement, qu’elles soient canadiennes ou étrangères, les golfeuses, ainsi que leurs amis et leur famille, découvriront l’hospitalité de la vallée de l’Annapolis. »

Les membres du Ken-Wo appuient fermement la présentation de la 103 e édition de ce championnat, selon Rene MacKay, directeur du golf et des opérations du club, et co-président du tournoi.

« Notre club appuie de longue date le golf de compétition, dit-il. C’est l’occasion rêvée de mettre notre nom sur la carte nationale du golf. Les membres sont fiers de leur appartenance et ils sont emballés de pouvoir s’impliquer, tout comme d’ailleurs le personnel du club. »

Le Ken-Wo, qui tient son nom de sonemplacement à New Minas, à mi-chemin entre Kentville et Wolfville, site de l’Université Acadia, est un terrain traditionnel bordé d’arbres, un parcours pour « gens réfléchis », estime MacKay.

La normale devrait être de 70 pour environ 6 200 verges, ce qui est court selon les normes actuelles. Cependant, la gestion efficace du parcours et l’analyse des verts seront les clés de la réussite.

« Les rangées d’arbres et les verts indéchiffrables sont les grandes armes défensives de Ken-Wo, de dire MacKay. J’ai beau être là depuis près de 20 ans, j’ai encore du mal à lire les verts. » Selon lui, les golfeuses se rendront compte que les cinq ou six premiers trous sont plutôt simples, tandis que les 7 e , 8 e et 9 e trous sont plus difficiles.

« Ce sont trois normales 4. Le 7 e est bordé d’arbres et doit se jouer prudemment. Frapper la balle à droite, c’est se bloquer l’accès au vert. Le 8 e est tout simplement magnifique. Il est lui aussi bordé d’arbres et légèrement coudé à gauche. Au 9 e , on frappe son coup de départ dans une vallée, mais il est ensuite difficile d’atteindre l’arrière du vert qui est surélevé », explique MacKay.

Les trous 10 à 13 sont affectueusement appelés la « pommeraie », parce qu’ils se trouvent sur l’emplacement d’un ancien verger.

Quant aux trous 14 à 18, surnommés la « vallée de la mort », ils sont les plus compliqués du parcours d’après MacKay, qui souligne que plusieurs championnats ont été gagnés ou perdus sur ces trous de clôture.

« On dit qu’à Augusta, le Tournoi des Maîtres commence le dernier jour sur le neuf de retour. Pour nous, le tournoi commence le dernier jour au 14 e trou, dit-il avec un sourire. Tout peut arriver. Les derniers trous sont décisifs et c’est là que le parcours brandit ses armes défensives les plus dangereuses. »

Les cinq derniers trous comprennent deux normales 5, deux difficiles normales 4 et une longue normale 3.

MacKay estime que dans l’ensemble, le Ken-Wo est un parcours de « positionnement » et qu’il y a « des endroits où il est rigoureusement interdit de frapper la balle ». À son avis, les plus longues cogneuses pourraient décider de ne pas sortir leur bois 1 sur certains trous plus courts où il est inutile de frapper un long coup de départ.

Les verts – de 4 000 à 5 000 pieds carrés et très ondulés – sont protégés par une cinquantaine de fosses de sable et quelques plans d’eau. Et MacKay de conclure : « Voilà un parcours qui convient bien à un championnat national. »

MacKay est curieux de connaître les résultats. Selon lui, l’emplacement du drapeau sur les verts jouera un rôle déterminant.

« Il y aura quelques cartes de 65 ou 66, mais une golfeuse ne pourra les enchaîner. Selon la préparation du parcours par Golf Canada, je pense que la championne finira à moins 4, 5 ou 6. »


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La bataille de l’atlantique

Cet article a été publié dans l’édition de mai 2016 du magazine Golf Canada. Pour lire l’article dans le format original, cliquez sur l’image à la gauche.

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