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Hugo Bernard promis à un brillant avenir

Par David Li
Hugo Bernard (Photo: Chuck Russell/Golf Canada)

Depuis qu’il a échangé son bâton de hockey pour des bâtons de golf, Hugo Bernard de Mont-Saint-Hilaire, au Québec, ne l’a jamais regretté.

À la veille de passer chez les professionnels cet automne, le membre d’Équipe Canada revient pour nous sur son cheminement jusqu’ici.

« J’ai joué au hockey pendant deux ans, mais je n’étais pas très bon et j’ai donc décidé d’essayer le golf », raconte le golfeur, évoquant ses humbles débuts.

« Mon père m’a initié au golf quand j’avais neuf ans. On jouait sur un petit parcours à normale trois dans ma ville natale », explique Bernard, benjamin des trois enfants de la famille.

« Je me souviens que j’avais beaucoup de plaisir, et j’ai appris par moi-même de neuf à 16 ans. »

Aujourd’hui âgé de 23 ans, il ajoute qu’il a obtenu ses premiers résultats significatifs à 17 ans, et c’est là qu’il a vu son vrai potentiel.

« À 17 ans, j’ai remporté le Championnat junior du Québec. Après, j’ai terminé 5eau Championnat canadien junior masculin et on m’a alors invité à joindre la Formation nationale de développement », dit-il.

« À partir de là, je me suis dit que, si je pouvais continuer d’améliorer mon jeu, je deviendrais pas mal bon », rappelle le titulaire du Championnat canadien amateur masculin 2016.

Maintenant classé au premier rang des golfeurs amateurs canadiens, Bernard attribue son ascension au niveau du golf d’élite à son stage dans le programme d’équipe nationale de Golf Canada.

« De l’entraîneur Derek (Ingram) au physiothérapeute, en passant par le coach mental, le programme nous fournit tout ce dont on a besoin pour réussir. Il y a aussi une nutritionnisteet un entraîneur de force et conditionnement. C’est vraiment super d’avoir toutes ces ressources formidables pour nous soutenir », fait remarquer le golfeur amateur.

« De plus, grâce à ce programme, on a la possibilité de voyager et de compétitionner partout dans le monde, une expérience très enrichissante qui m’a beaucoup aidé à perfectionner mon jeu. »

L’entraîneur-chef de l’équipe nationale masculine Derek Ingram ne se fait pas prier pour parler des progrès de Bernard au sein de la formation.

« Il y a près de trois ans, Hugo se classait dans le top 2000 et depuis, il s’est hissé dans le top 30 pour devenir aujourd’hui l’un des meilleurs golfeurs amateurs au monde », souligne Ingram.

« Il a peaufiné toutes les facettes de son jeu au fil des ans et tous ces petits ajustements lui ont permis de s’épanouir », ajoute le coach.

« Cette saison, il lui reste le celui des États-Unis et fort probablement le Championnat mondial à jouer avant de devenir professionnel et d’essayer de décrocher sa carte du Circuit Web.com. Je crois qu’il a un brillant avenir devant lui et il pourrait très bien devenir un golfeur à succès du PGA TOUR un jour. »

Récemment diplômé en commerce de l’Université de Montréal après avoir suivi ses cours en ligne, Bernard se dit à la fois inspiré et encouragé par les réussites des jeunes diplômés du programme d’Équipe Canada.

« J’admire les gens comme Mackenize Hughes qui est passé de la Formation de développement au programme d’équipe nationale amateur, puis au programme Jeune pro, et maintenant, il gagne sur le Circuit de la PGA, déclare Bernard. Preuve qu’en suivant le plan, on a du succès. »

« Mackenize est un gars super gentil et il me donne plein de bons conseils quand on se rencontre. J’ai aussi joué avec Corey Conners en Floride. C’est un très bon golfeur et j’ai beaucoup appris de lui à chaque fois qu’on jouait ensemble. »

Conners et Hughes sont heureux de voir que leurs succès professionnels ont inspiré la prochaine vague de golfeurs amateurs canadiens.

« C’est bien de pouvoir s’entraider », reconnaît Conners.

« Personnellement, je remercie Golf Canada et ses programmes de développement de nous avoir aidés à atteindre ce niveau, ajoute Conners. Il y a des tas de jeunes qui suivent nos traces, à Mackenzie et à moi. J’espère qu’ils ajouteront au nombre de Canadiens sur le PGA TOUR dans les prochaines années. »

Hughes partage les sentiments de son coéquipier de longue date.

« J’ai eu la chance – tout comme Corey – de faire partie de ces équipes, dit Hughes qui a remporté la Classique RSM en 2016. Les ressources dont on dispose dans ces formations sont inégalées, tant en matière de qualité qu’au plan des résultats, de ce que chacun en retire. »

« Je ne pense pas que Corey et moi, on serait arrivés à ce niveau aussi rapidement sans leur aide, ajoute-t-il. On leur doit beaucoup et c’est grâce à eux qu’il y a tant de Canadiens qui émergent en ce moment, une vague de talents canadiens. »

Outre les conseils et encouragements qu’il reçoit des pros récemment issus du programme, Bernard tient à souligner les bons mots que lui a prodigués le champion du Masters 2003 Mike Weir.

« J’ai aussi parlé à Mike Weir – rien de moins qu’un champion de tournoi majeur – et j’écoute attentivement tout ce qu’il me dit », affirme Bernard.

« Mike a fait l’école de qualification huit fois avant d’obtenir sa carte, dit-il. Ce n’était pas le meilleur golfeur junior ni amateur, mais à force de travail acharné, il y est arrivé et a fait ce qu’aucun autre Canadien n’avait jamais fait. Juste de voir ce qu’il a accompli, ça m’inspire beaucoup. »

Quand on lui demande de parler de son propre jeu, le golfeur gaucher d’un mètre 90 estime posséder l’ensemble des habiletés pour réussir sa transition en douceur chez les pros.

« Je frappe loin, pas mal loin, précise-t-il. Mon jeu d’approche est robuste et j’ai beaucoup amélioré mon jeu au cocheur depuis l’année dernière. Je réussis assez bien mes coups roulés, aussi. Je crois que mes chances sont bonnes lorsque tout ça se combine. »

Quand il se tourne vers l’avenir, l’ancien hockeyeur devenu golfeur a des objectifs bien définis.

« Dans cinq ans, je me vois jouer sur le Circuit de la PGA, assurément, déclare Bernard. Mon but, cette année, est de réussir l’école de qualification et de tâcher d’obtenir ma carte du Circuit Web.com. Idéalement, je vais jouer un ou deux ans sur ce circuit et ensuite faire le saut sur le PGA TOUR. »

Ayant bénéficié des bons conseils de pros comme Hughes, Conners et Weir, le golfeur amateur le mieux classé du Canada se fait un plaisir de partager ses propres conseils avec les jeunes golfeurs qui aspirent à atteindre son niveau.

« Apprenez de chaque expérience et ayez une attitude positive, leur dit-il. Voyez où ça vous mène, c’est ce que j’ai fait. »

Et de conclure le futur professionnel : « Il vous faut aussi avoir un plan et travailler fort. Si vous faites ça, vous allez connaître le succès. »

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