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Connaissez-vous les changements à venir au système de handicap du golf?

Par John Gordon

Le bonhomme hiver desserre enfin son emprise sur les terrains de golf du pays et plusieurs d’entre vous sont déjà en train de se débarrasser de la rouille saisonnière et se dirigent vers leur premier départ, prêts à inscrire de nouveaux scores à des fins de handicap.

Bien fait pour vous!

Mais saviez-vous que ces scores ne peuvent être comptabilisés au Canada que pendant ce qu’on appelle la « saison active » de votre province ?
Alors que certains chanceux dans les régions plus tempérées (on pense à vous, amis de Colombie-Britannique !) peuvent déjà inscrire leurs scores, les autres doivent attendre jusqu’à la mi-avril ou plus tard.

D’ouest en est, les saisons actives sont les suivantes: en C.-B., du 1er mars au 15 novembre; en Alberta, du 1er mars au 31 octobre; en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario, au Québec et en Nouvelle-Écosse, du 15 avril au 31 octobre; au Nouveau-Brunswick, du 1er mai au 31 octobre; à l’Île-du-Prince-Édouard, du 16 avril au 14 novembre et pour Terre-Neuve et Labrador, du 1er mai au 15 octobre.
Pourquoi existe-t-il une « saison active »?

« La saison active est en place pour aider à éliminer les scores qui pourraient affecter négativement le calcul d’un handicap, car ils ne sont généralement pas joués dans ce que nous appelons des conditions de jeu de « mi-saison », confie Craig Loughry, le représentant de Golf Canada au Comité mondial du handicap.


« Généralement, en dehors de la saison active, les conditions sont souvent détrempées, les terrains sont humides, avec beaucoup de feuilles (potentiel de balle perdue ou de mauvaise position de balle), il fait plus froid, etc., ce qui rend le parcours un peu plus long et différent de celui de la mi-saison. On n’obtient pas autant de distance sur les coups de départ car la balle roule moins, ce qui signifie un manque à gagner d’environ 20 verges sur les coups de départs. Sur un parcours moyen qui compte 14 trous où le bois no 1 est utilisé, cela peut signifier une différence de 280 verges de distance parcourue.

« Les verts sont également beaucoup plus réceptifs et généralement lents par rapport à la mi-saison. Il s’agit d’une combinaison de facteurs qui déforme l’évaluation faite du parcours (qui suppose des conditions normales de jeu de mi-saison) et les scores attendus dans des conditions optimales. Nous avons donc défini une saison active pour aider à atténuer l’effet des rondes jouées dans ces conditions hors-saison. »
Bien que ces dates ne devraient pas changer en 2020, le système de handicap sera considérablement mis à jour à compter du 1er janvier, lorsque le nouveau système universel de handicap sera mis en place.
Lors des quatre dernières années, Loughry a représenté le Canada en tant que représentant de Golf Canada au Comité mondial du handicap, aux côtés des autres grandes associations de golf du monde entier, dans le but de rendre le système plus équitable, flexible, cohérent et compréhensible.


Élément important, le comité – auquel Loughry réfère comme étant « l’Organisation des Nations Unies du handicap » se réunira à Toronto cet automne, sa première réunion à l’extérieur des États-Unis, de la Grande-Bretagne ou de l’Europe.
« Nous espérons qu’en informant les golfeurs des changements imminents si longtemps à l’avance, ils auront l’occasion de les étudier et de les commenter, » affirme Loughry.

Une limite de double bogey net par trou sera instaurée à des fins de handicap et l’index maximal de handicap sera fixé à 54,0 pour les deux sexes, afin d’encourager davantage de golfeurs à mesurer et à maintenir un suivi de leur performance dans le but d’accroître le plaisir qu’ils retirent du sport.
Le changement le plus évident pour les Canadiens est peut-être que le terme « facteur de handicap » utilisé au pays pendant des années deviendra plutôt un « index de handicap » conformément à la terminologie de l’USGA qui sera utilisée dans le monde entier. Mais le nouveau système adoptera la pratique canadienne consistant à mettre à jour quotidiennement les handicaps dans tous les pays, contrairement au modèle actuel de l’USGA.
Les recherches du comité démontrent qu’il est peu probable que votre index de handicap change de manière significative par rapport à votre précédent facteur de handicap. Il faudra seulement inscrire un minimum de 54 trous de scores pour établir un index de handicap de départ et cet index sera éventuellement calculé en utilisant les huit meilleurs des 20 derniers scores publiés.
Une innovation notable est le calcul des conditions de jeu, qui permet une « analyse des performances des joueurs pour une journée spécifique comparativement à la performance attendue sur ce parcours. Il inclura naturellement les conditions météorologiques et la configuration du parcours (reflétées dans les scores) et si les résultats attendus se situent en dehors d’un seuil de tolérance, un ajustement s’appliquera à tous les scores joués sur ce parcours ce jour-là. »

Vous trouverez ici une liste de 9 trucs utiles pour mieux comprendre le système universel de handicap.
Jetez un coup d’œil aux modifications et profitez de l’occasion pour commenter sur le site du R & A.

Quant à moi, lorsque la saison active commencera ici en Ontario, j’inscrirai déjà mes scores de Caroline du Sud – où la saison active ne se termine jamais – par le biais de l’appli Golf Canada.

De toute façon, ma souffleuse est brisée.

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