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Championnat mondial junior féminin : un incontournable pour la NCAA afin de dénicher les golfeuses les plus prometteuses

Par Philippe Riel/ Golf Canada
Atthaya Thitikul (Golf Canada)

OTTAWA, ON – Un événement qui réunit 57 des meilleures golfeuses internationales d’âge junior, provenant de 18 pays, attirera toujours les foules. Mais pas seulement ceux auxquels on s’attendrait.

Durant toute la semaine dernière au Club de golf Camelot, on notait la présence aux abords du terrain de nombreux recruteurs des plus prestigieux programmes de golf la NCAA, qui s’étaient donné rendez-vous pour l’édition 2018 du Championnat mondial junior féminin. Parmi eux, on retrouvait des entraîneurs des universités de l’Oklahoma, en plus de Purdue, UCLA, Iowa, Arizona, Nebraska, Tennessee et Georgia.

Ce sont près de 20 entraîneurs de golf de la Division 1 de la NCAA qui étaient sur place pour assister à une nouvelle page d’histoire du golf junior, alors que la golfeuse thaïlandaise Atthaya Thitikul a anéanti le record du parcours et du tournoi en signant une carte de 60 (-12), sans commettre de boguey. Cela lui a permis de remporter le titre de championne individuelle de cette cinquième présentation du Championnat mondial junior féminin. Âgée de 15 ans seulement, elle figure au 11e échelon du classement mondial amateur féminin WAGR et n’est toujours pas commise à un programme de la NCAA, elle qui pourrait faire sa rentrée universitaire à l’automne 2020.

C’est l’Italie qui a remporté la compétition par équipes, au terme d’une séance de prolongation passionnante qui leur a permis de ramener la médaille d’or et le trophée du championnat vers le vieux continent.

Mais qu’est qui amène les recruteurs à Ottawa ?

« Le niveau de compétition est fantastique. Forcément, avec tant de pays représentés, vous savez, ce ne sont pas que des joueuses ordinaires, mais bien les meilleures golfeuses d’âge junior de leurs pays respectifs, » affirme Ryan Sirman, un membre-recrue du personnel d’entraîneurs de l’Université de l’Oklahoma. « C’est clairement du jeu de très haut niveau ici cette semaine, » ajoute Sirman.

Le directeur en chef du sport de Golf Canada affirme que c’était là une des raisons premières de la création de cette compétition. « Nous avons volontairement opté pour limiter le nombre d’équipes inscrites. Seules les meilleures peuvent y participer. »

La meilleure performance du Canada a été réalisée par Céleste Dao, qui a terminé cinquième au classement individuel, tandis que la première formation canadienne a raté le podium de peu en terminant quatrième parmi les 19 formations participantes.

Selon Justin Bubser, l’entraîneur adjoint des Wildcats de l’Université de l’Arizona, il s’agit d’une occasion unique d’évaluer des golfeuses de haut niveau. « On retrouve beaucoup de golfeuses de talent qui prennent part à cet événement, et nous tentons simplement de préparer la relève pour l’Université de l’Arizona, » confie Bubser.

Aux côtés de Bubser se trouve Kolton Lapa, entraîneur-chef associé de l’Université du Nebraska. « C’est un tournoi fantastique, car ce sont les trois meilleures golfeuses d’âge junior de chacun des pays, ce qui procure une merveilleuse occasion pour les entraîneurs d’observer des joueuses que l’on ne voit pas souvent en action, » ajoute Lapa, qui partage les responsabilités d’entraîneur-chef à l’Université du Nebraska avec Robin Krapfl. « Par exemple, la Thaïlande est inscrite, et cela nous donne la chance d’évaluer de nombreuses golfeuses qu’on ne peut voir à l’œuvre nulle part ailleurs. »

« Vous savez, en tant qu’entraîneurs universitaires, c’est vraiment notre boulot de faire nos devoirs et avec ces athlètes internationales, que l’on ne voit que très rarement — surtout dans un peloton aussi relevé — sans compter le niveau de jeu élite auquel elles évoluent. Ici, nous pouvons toutes les voir au même endroit, » dit Sirman. « C’est une chose pour nous que d’étudier leur élan sur la vidéo, vous savez, mais de les voir en direct sur le parcours de golf — un superbe parcours, en passant — c’est complètement différent, » ajoute-t-il.

Alessia Nobilio et Enrico Trentin de l’Italie (Photo: Golf Canada)

Après des débuts sans tambour ni trompette, ce championnat est désormais l’un des fleurons du calendrier des compétitions de Golf Canada.

« Année après année, c’est fantastique de constater l’intérêt grandissant des entraîneurs des programmes de Division 1 de la NCAA qui assistent au tournoi. Il s’agissait de notre cinquième année. Lors de la première édition, nous n’étions pas un événement classé (dans WAGR) et avons depuis acquis le statut d’événement de niveau “A” — et les gens le savent maintenant. Ils savent que des joueuses de grande qualité y seront, » de conclure Thompson, qui est aussi à la tête des formations nationales junior, amateur et jeune pro de Golf Canada.

Pour Matt Wilson, l’entraîneur de la formation junior féminine du Canada, la date du Championnat mondial junior féminin est encerclée dans le calendrier toute l’année en raison de sa grande importance pour l’équipe.

« Le Championnat mondial junior féminin est une occasion à ne pas manquer pour nos athlètes, qui veulent constamment s’améliorer en se frottant aux meilleures golfeuses internationales, » confie Wilson. « C’est un excellent test pour les meilleures golfeuses internationales et, au niveau de l’horaire, c’est tout à fait indiqué pour les recruteurs et pour les entraîneurs. »

Le Championnat mondial junior féminin sera de retour au Canada l’an prochain pour sa sixième présentation. Pour plus de renseignements, on peut visiter le site Internet de la compétition.

 

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