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Tiger et Rory sont prêts à affronter Shinnecock Hills

Par La Presse Canadienne
(Streeter Lecka/Getty Images)

SOUTHAMPTON, N.Y. – Il y a un an, alors qu’il regardait l’Omnium de golf des États-Unis à la télévision tout en se remettant d’une autre opération au dos, Tiger Woods ignorait s’il allait de nouveau prendre part à ce qu’il appelle « notre championnat national ».

Mardi, il a parlé de sa présence sur le parcours de Shinnecock Hills comme d’une opportunité d’ajouter un quatrième titre en carrière, mais aussi du fait que ça comble un vide dans son existence après deux années de suite où il a fait impasse.

Cette année, ce sera son 20e Omnium des États-Unis.

« Je me suis ennuyé de ne pas jouer à l’Omnium des États-Unis. C’est notre titre national et sa signification a été tellement grande pour moi durant ma carrière. Quand j’étais jeune, le tournoi le plus important que tu pouvais gagner, c’était un événement de l’USGA (Association de golf des États-Unis), a-t-il raconté.

« D’avoir gagné neuf fois, c’est pas mal spécial », a-t-il enchaîné en faisant à ses trois triomphes chez les amateurs et ses trois autres alors qu’il était encore junior, dans les années 90.

Il y a maintenant dix ans que Woods est bloqué à 14 titres de tournois du Grand Chelem, après son spectaculaire triomphe à l’Omnium des États-Unis de 2008. Depuis, des ennuis de santé _ il s’est demandé l’an dernier s’il pourrait assez recouvrer la santé pour de nouveau jouer avec ses enfants _ et des problèmes à l’extérieur des terrains de golf ont dressé des obstacles à sa quête du record de 18 championnats majeur de Jack Nicklaus.

Est-il surpris de ne pas encore avoir mérité son 15e titre?

« J’ai eu un certain nombre d’occasions de gagner le 15e et je n’y suis pas arrivé. Je n’aime pas cette sensation, a dit Woods. J’ai certainement eu de beaux moments et j’en ai gagné quelques-uns. Malheureusement, au cours des dix dernières années, ce ne fut pas le cas. »

« Le golf est toujours frustrant, a ajouté un Woods philosophe mardi, après avoir disputé neuf trous en compagnie de Dustin Johnson et Bryson DeChambeau, les gagnants des deux plus récents tournois de la PGA. Il y a toujours quelque chose qui n’est pas vraiment à point, et il revient alors à nous les joueurs de faire les ajustements. J’espère que je pourrai rassembler tous les éléments. On verra bien ce qui arrivera. »

L’Omnium des États-Unis est le deuxième tournoi majeur de l’année. En avril, l’Américain Patrick Reed a remporté le Tournoi des maîtres par un seul coup, à Augusta.

Woods a pris part à l’Omnium des États-Unis le plus récemment en 2015, à Chambers Bay. Il venait d’inscrire le pire score de sa carrière, un 85 en troisième ronde au Memorial, après des cartes de 80 et 76. Il n’allait pas tarder à prendre un répit du golf, s’orientant vers la première de ses quatre opérations au dos.

Et Rory ?

Rory McIlroy a beaucoup joué au golf en juin. Dans la majorité des cas, c’était pour le plaisir.

Il a joué au National, au Friar’s Head et au Garden City. Même s’il ne s’agissait pas nécessairement de rondes de golf visant à se préparer pour l’Omnium des États-Unis, qui commencera jeudi sur les allées du Shinnecock Hills, ça ne peut causer de tort.

McIlroy, qui visera un deuxième titre après son triomphe en 2011, dit avoir joué lors de 18 des 19 derniers jours. Il a pris congé samedi pour refaire le plein.

Il a joué avec des amis de la région de Long Island, où il réside pendant le tournoi. Son lieu d’hébergement se trouve à proximité de Shinnecock Hills.

McIlroy dit avoir été particulièrement impressionné par Friar’s Head et National, deux terrains sur lesquels il n’avait jamais joué.

Et peut-être a-t-il pris note de quelques trucs pour connaître du succès face au vent et à l’état du gazon.

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