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Rejouez le 63 d’Hugo en compagnie de l’entraîneur-cadet Daniel Langevin

Par Mario Brisebois
Hugo Bernard (Justin Naro/ Golf Canada)

Daniel Langevin propose 18 trous. Pas n’importe lesquels puisqu’il s’agit de la reconstitution du formidable 63 joué par Hugo Bernard vendredi passé en dernière journée du segment inaugural des qualifications du circuit Web.com en prévision de 2018.

Entraîneur d’Hugo, Daniel a accompagné son joueur à Dayton. Plus encore, il était au centre de l’action agissant comme cadet.

Voici la description commentée de son as Hugo. Bonne lecture.

Voici quelques faits saillants du jour 4 :

– Un excellent roulé de 20 pieds approximativement a donné le ton au trou no 1.

– Une approche lobée difficile réussie avec succès au 3e pour faire l’oiselet et passer à -2 (objectif atteint).

– Au 8e, une normale 5 de 529 verges, il a frappé un bois-3 à la Hugo Bernard avec tellement de puissance qu’il a devancé les deux autres joueurs de 40 verges malgré qu’ils aient utilisé le décocheur. Ensuite il a frappé un fer-9 à 4 pieds du trou pour un aigle rendu « facile ». Du grand Bernard!

– Après un bogey au 9e, il a répondu avec 3 oiselets consécutifs aux 10e, 11e et 12e sur trois roulés réussis entre 4 et 10 pieds.

– Petite erreur de frappe au 15e trou le plaçant à un pied du hors-limites; malgré la mauvaise position de balle, il frappe un « gap wedge » à six pieds de la coupe suivi d’un beau roulé pour le birdie.

Fin de ronde :

– Au 16e, son fer-5 atterrit trop fort dans la fosse de sable au fond du vert dans une position en descente avec le vert et un lac en deçà; donc, très difficile, voir impossible, de placer la balle près du drapeau. Seule option possible : essayer de placer la balle en dedans de 20 pieds du drapeau en la stoppant avant l’eau.

Près du vert, un résident avait installé des chaises sur son parterre en pente, entre 80 et 100 personnes s’y trouvaient.

Hugo passe près de moi avant de s’installer dans la fosse et il y va du traditionnel « Je la feel, check bien ça Dan ».

Il prend son temps et frappe un coup magistral à 10 pieds du trou.

Et comme disent les anglais : « And the crowd goes wild! »

L’ovation monstre qu’il a reçue était quelque chose et il a ensuite calé le roulé de dix pieds pour réanimer la foule.

Il les a salués, m’a rejoint, et autre phrase coutumière « Je te l’avais dit coach que je la feelait, ha ha ha ».

– 17e trou, normale 4 de 478 verges avec une brise côté dos de 4km seulement; il est sur un « high » d’adrénaline, il faut frapper moins de club donc fer-2. Coup bloqué à gauche dans l’herbe longue, mais avec tellement de puissance que ça ne lui laissera qu’un fer 8 au vert. Une bonne normale. Choix judicieux sur le tee.

– 18e trou, normale 5 de 537 verges; il est toujours sous l’effet « high », donc fer-2 encore. La décision sur le tee est d’essayer le record de parcours de 62; pas question de lever le pied dans une bonne journée pour Hugo Bernard. Le fer-2 est encore trop à gauche et dans l’herbe longue, mais très puissant. 2e coup avec fer-7 un peu trop à droite qui finit à égalité du drapeau dans l’herbe longue. Un coup lobé difficile presque parfait à trois pieds du trou pour le dernier birdie. WOW! (Sérieusement Mario, penses-y, fer-2 suivi de fer-7 à 537 verges… ouf!).

« Je me suis laissé emporter par l’émotion du lendemain et j’ai laissé mon calme de côté », tient à mentionner Daniel Langevin.

Pourquoi pas… tout en le remerciant de ce récit.

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