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Position améliorée : comporte des inconvénients

Par Craig Loughry

Au cours d’une saison, les golfeurs canadiens doivent s’adapter à toutes sortes de conditions de jeu : chaleur torride, froid, vent, pluie et même gel au sol. Quand ces conditions se présentent, le surintendant ou le comité du club peut décider de protéger certains endroits sur le parcours, ou même tout le parcours, en adoptant une règle locale de position améliorée. On entend parfois les plus mordus se moquer de cette règle en l’appelant « lever, nettoyer et tricher ».

Les compétitions professionnelles se jouent très rarement sous une telle règle locale. Quand les conditions de jeu sont exécrables, on préfère suspendre le jeu ou annuler la ronde. On nous pose de nombreuses questions au sujet de ces « règles d’hiver », dont la plus courante est celle-ci : les scores réussis dans de telles circonstances sont-ils admissibles pour fins de handicap?

Voyons d’abord ce qu’est la position améliorée (ou règles d’hiver). Il s’agit d’une règle locale adoptée par le comité en charge du parcours lorsque les mauvaises conditions sont si généralisées, sur le terrain, que le fait de déplacer la balle d’une certaine façon permettrait un jeu plus équitable tout en protégeant la pelouse. Les scores réalisés lorsqu’une telle règle est en vigueur doivent compter dans le calcul du handicap, à moins que le comité (de préférence le comité du handicap) n’ait déterminé que les conditions sont trop mauvaises pour que ces scores soient inscrits. Dans ce cas, le comité devrait plutôt songer à fermer le terrain. Soyons clairs, cependant, il n’appartient pas aux golfeurs eux-mêmes de décider si les scores sont admissibles en raison de l’état du parcours.

Il est important de se rappeler que l’adoption de la position améliorée comporte certains inconvénients. Une telle règle locale contrevient au principe fondamental voulant que la balle soit jouée là où elle repose. La position améliorée est parfois adoptée sous prétexte qu’on veut protéger le parcours mais, en pratique, elle peut produire l’effet contraire. La règle permet de déplacer la balle à un endroit où le terrain est en meilleur état et d’où l’on arrache des mottes de gazon, ce qui endommage davantage le parcours. De plus, la position améliorée a tendance à faire baisser les scores et à fausser le facteur de handicap. Pour contrer cet effet, le comité devrait s’assurer que la difficulté habituelle du parcours est maintenue en déplaçant les jalons de départ ou par toute autre méthode du genre.

En somme, si l’usage de la position améliorée peut sembler une bonne idée, à prime abord, pour les joueurs et les parcours, cela peut aller à l’encontre de l’objectif poursuivi. Pour un comité, ce n’est pas une décision à prendre à la légère.


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Cet article a été publié dans l’édition septembre 2017 du magazine Golf Canada. Pour lire l’article dans le format original, cliquez sur l’image.

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