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Mario Brisebois | Discours d’intronisation

Par Mario Brisebois/ mongolf.ca
Mario Brisebois, 3e de la gauche (Golf Québec)

La semaine dernière, Golf Québec a procédé à l’intronisation de notre collaborateur, Mario Brisebois, au Temple de la renommée du golf du Québec pour l’ensemble de son oeuvre.

La cérémonie, qui s’est déroulée en présence de tous les présidents de nos associations québécoise et canadienne depuis 30 ans, a eu lieu au club Longchamp, à Sherbrooke.

Un bon nombre de professionnels, de dirigeants et de collègues anciens et actuels, étaient également présents, ayant été les invités du tournoi d’André Rousseau nommé « La ligue du vieux poêle ».

Richard Beaudry, d’Ovation médias, était à l’animation. André Maltais et André Rousseau ont pris la parole avant que Diane Dunlop-Hébert, ancienne présidente de Golf Québec et de Golf Canada, n’en fasse autant.

Voici donc le propos de Mario, qui était aussi le cadet de Jocelyne Bourassa lorsqu’elle a remporté l’Omnium féminin du Canada de 1973, connu alors sous le nom de « La Canadienne »

Salutations et sincère merci

Une dizaine de présidents de Golf Canada ou de Golf Québec étaient présents : Diane Dunlop-Hébert, également présidente du comité du Panthéon, Roger H. Legault, Marcel-Paul Raymond, Michel St-Laurent, Jean-Claude Gagné, Andy Burgoyne, Skip Dion, Robert Bissonnette, André Maltais, David Ross et Charlie Beaulieu.

Rémi Bouchard est un autre ancien président d’une association québécoise qui devait être des nôtres, mais n’a pu y être en raison du décès de son père, Armel. J’offre donc mes sympathies à la famille.

Journée chargée de bons souvenirs

En rentrant à Longchamp, le midi, j’ai fait un détour au vestiaire.

Avant d’être le cadet de Jocelyne, j’ai été le premier employé du club de Roger et Carole Bouchard. Lors de  l’inauguration du Longchamp. Je jouais avec les dames le matin (au golf bien sûr). J’étais au comptoir de la boutique durant l’après-midi avant de devenir préposé au bar le soir, bien que je n’avais aucune connaissance en boissons alcooliques. Pour un Bloody Mary, vous m’auriez dit que le céleri était dans la bouteille de Clamato que je l’aurais cru. Bien sûr que je caricature un peu, mais ce n’est pas loin de la vérité.

J’étais néanmoins plutôt populaire au 19e. J’avais compris que la générosité de mes rasades allait compenser!

Mais là n’est pas la vraie patente, mes amis.

Comme mon « condo » à Longchamp consistait en un lit pliant au vestiaire, une embarrassante surprise m’est survenue lorsqu’en prenant ma douche, le mécanisme au complet du robinet installé trop vite la veille par les contracteurs m’est resté dans les mains en avalant le flux de l’eau chaude.

Dans le mur, l’eau sortait avec la pression de trois tuyaux de pompiers attachés ensemble!

Roger était crampé de rire et moi, j’étais ébouillanté comme un homard. Il nous semblait impossible de trouver la conduite principale d’eau.

Autre affaire, on a bien essayé de dénicher un plombier, mais c’était un 24 juin, un vendredi alors que tout le monde était sur le party de la Saint-Jean qui ne cessait que trois jours plus tard.

Cela dit, gros merci à Marc Viens, Monique, Claire et tout le personnel du club LongChamp… Mais surveillez vos douches !

À propos de Talbot et Terroux

 

Daniel Talbot et Gilles Terroux…

Après avoir partagé avec vous ces aventures, permettez-moi de dire merci à Daniel de m’avoir flanqué une volée de 9 et 8 au championnat du Québec de 1972, à Boucherville. Il m’a ainsi faire comprendre que ma vie comme professionnel de golf allait être un peu compliquée…

Quant à Gilles, plus tard devenu mon boss au Journal, il ne s’est pas gêné pour l’écrire dans son « canard » pour que je m’en souvienne.

Pourquoi pas les prix Jocelyne très bientôt ?

Bon: place maintenant à la question de 64 000$ (en passant, André Rousseau va payer) : levez les mains ceux et celles qui ont pensé que je n’allais pas vous jaser de Jocelyne ?

Un scoop : on prépare notre retour ensemble en continuant de nous soigner chacun de notre bord.

C’est peut-être une simple coïncidence, mais je vous informe que l’alliance inoubliable que nous avons eue au club Municipal en 1973 s’était réglée sur un appel de prompt rétablissement que je lui avais fait à la suite de sa première opération au genou gauche. Sachez qu’en ce moment, notre Jocelyne nationale se remet de sa quatrième intervention chirurgicale.

Toujours au sujet de « La Canadienne », la victoire a été sportive certes, mais aussi un élan considérable pour les femmes.

 

Jocelyne a ouvert les portes à un grand nombre de femmes dans le monde du sport. Elle est sans conteste LA pionnière. Toutes les Jacqueline Gareau, Nathalie Lambert, Sylvie Fréchette, Mélanie Turgeon et autres ont suivi avant que Eugenie Bouchard, les trois sœurs Dufour-Lapointe et Céleste Dao continuent de faire tourner la grande roue de la réussite à l’international.

Je suis extrêmement reconnaissant d’avoir pu être un témoin sur la ligne de front de ce virage. Je vous fais donc une suggestion : pourquoi les prix « Maurice » ne deviendraient-ils pas, du côté féminin, les « Jocelyne » ? D’autant plus que le Rocket aimait bien « la petite-fille » de Shawinigan…

Voilà! C’est dit.

Monsieur Bourassa

Pendant que Jocelyne se soigne, son frère Gilles est ici.

Professionnel au club Shawinigan-Sud (Le Mémorial) et professeur à la polyvalente Val-Mauricie, MONSIER B. – que je ne me suis jamais permis de tutoyer par respect – a été un formidable éducateur.

On a dit de Paul Gérin-Lajoie qu’il était le père de l’éducation au Québec. Monsieur Bourassa, lui, est le créateur du programme sports-études qui se déroulait à l’aréna portant son nom. Je me souviens de son auto – une Ford Galaxie des années 65 ou 66 – pour le transport des cadets vers son club.

Je souhaite à mes petits enfants et aux vôtres le même camp d’été.

Vous pouvez en parler à René (Noël), les jumeaux Drolet, le cousin Claude, Michel Brûlé, la famille Désy au complet et tous les autres qui ont appris et apprécié cette époque.

Gros merci, MONSIEUR B., d’avoir transmis vos valeurs et de continuer de le faire.

Mon trio de perles

Cela est certes une première à un Panthéon, mais oui, j’ai eu besoin n’ont pas de un, mais deux mulligans pour revenir en santé.

Avec émotions, je veux remercier mes trois perles. Nicole, Andréanne et Catherine.

Avec votre résilience, vous m’avez montré et prouvé que ce n’est pas parce qu’on est bousculé qu’on va basculer. Immense merci.

Je vous prends fort dans mes bras en remerciant aussi l’équipe de l’Hôpital Jewish.

Permettez une très sincère pensée envers Marie-Josée, Pierre (Nadon) et nos proches qui n’ont malheureusement pas eu les mêmes mulligans…

Sport et amitiés d’une vie

Le métier m’a mené ailleurs comme au ski et au tennis en saluant Eugène Lapierre, mais le golf est et demeurera toujours le socle.

C’est avec une considérable humilité que je suis ici. Vous savez, je n’ai fait qu’être la courroie de transmission de vos activités.

Je vois Debbie, Dave, Duke, Max, Russ, Bob, Denis, Réal, Jean-Guy, Monsieur Pino, Yvan, Daniel, Léandre. Parmi ces gens, il y en a qui sont mes amis depuis 50 ans.

Un dernier très sincère merci à Diane Dunlop-Hébert et son comité de tous s’inclure à la preuve que oui, le golf est le sport d’une vie.

Allez, santé à toutes et tous. Merci!

 

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