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Keith Rever, bâtir les fondations du succès

(Keith Rever & Jack Nicklaus)

Ayant servi au sein de l’équipe de direction de l’Association royale de golf du Canada (ARGC, aujourd’hui Golf Canada), notamment comme président en 1989, Keith Rever a joué un rôle de premier plan dans l’expansion du golf au pays.

Alors que l’Omnium féminin CP se tient pour la première fois dans sa ville natale de Regina, en Saskatchewan, au Wascana Country Club, surnommé le WCC, Rever voit dans l’événement une étape majeure de la promotion du sport dans sa province.

« C’est formidable de voir ce tournoi faire escale ici pour la première fois et de pouvoir admirer les meilleures golfeuses s’affronter sous nos yeux », dit Rever qui a été directeur du WCC pendant 15 ans et a été président du club en 1980.

« Je suis sûr qu’en voyant les meilleures joueuses à l’œuvre, un plus grand nombre de jeunes auront le goût de s’initier au golf », ajoute-t-il.

Sa fille, Susan Rever, souligne que la venue de l’Omnium féminin CP à Regina est importante pour toute la famille.

« Tout le monde est excité, dans la famille, car c’et la première fois qu’un tournoi du Circuit de la LPGA vient en Saskatchewan. On a tous hâte d’y participer », dit-elle.

Il y a quelque temps, Rever est revenu pour nous sur son passé d’architecte de la croissance du golf au Canada.

L’ingénieur à la retraite raconte qu’il s’est découvert une passion pour le golf dès son enfance.

« Mes parents louaient une maison à cinq rues d’un terrain de golf et j’y allais à pied, les matins d’été, pour frapper des balles et jouer quelques rondes. À force de frapper des balles, on ne peut que s’améliorer, dit Rever qui est très occupé cet été à aider sa fille qui rénove sa maison.

« Je suis devenu membre junior du Wascana Country Club en 1956 et actionnaire en 1960 », se rappelle-t-il.

« J’ai remporté le championnat du club au moins cinq fois. J’ai eu beaucoup de plaisir sur ce terrain et j’y ai rencontré des tas de gens merveilleux. »

Les talents naturels de Rever sur le parcours lui ont permis de compétitionner comme amateur aux plus hauts niveaux.

Il a remporté le Championnat de la Ville de Regina à neuf reprises et fut consacré deux fois champion amateur de la Saskatchewan.

En 1964, Rever était membre de la seule équipe de Saskatchewan à remporter la coupe Willingdon – une compétition amateur annuelle remontant à 1927, où s’affrontent les meilleurs golfeurs amateurs de chaque province.

« Les vents soufflaient à près de 80 km/h et évidemment, ça nous donnait un avantage, en tant que Saskatchewanais, parce qu’on y était habitués », dit-il avec un sourire en se remémorant cette victoire à la coupe Willingdon.

En 1971, la même équipe championne composée de Rever, Ernie Greenley, Ed Ross, Jim Scissons et Alec Bland, qui était capitaine non joueur, a vu son exploit honoré au Temple de la renommée sportive de Saskatchewan.

Rever est aussi intronisé au Wascana Hall of Fame et au Saskatchewan Golf Hall of Fame.

« Ses intronisations nous rappellent ses formidables accomplissements, souligne sa fille Susan. Je suis impressionnée par la passion de papa pour le golf et par son engagement de toute une vie à peaufiner son propre jeu et à améliorer le sport qu’il aime tant. »

Bien qu’il ait choisi de faire carrière comme ingénieur électrique plutôt que comme golfeur professionnel, Rever n’a jamais cessé de se dévouer au sport de mille et une façons.

« J’ai été président de l’Association de golf de Saskatchewan en 1972 et 73. À cette époque, fait remarquer Rever, chaque association provinciale nommait un représentant pour siéger au Conseil de l’Association royale de golf du Canada. »

« Ils m’ont demandé si ça m’intéressait et en 1976, je suis entré au Conseil de l’ARGC qui, bien sûr, a changé son nom pour Golf Canada en 2010. »

Au niveau national, Rever a été gouverneur de l’ARGC de 1976 à 1985, puis membre de l’équipe de direction de 1986 à 1990, avec mandat d’un an à la présidence, en 1989.

Il avoue que ce fut un défi pour lui de trouver l’équilibre entre sa carrière à plein temps d’ingénieur et son rôle à la direction de l’ARGC.

« C’était vraiment difficile de trouver le temps de faire tout ça et avec le recul, je me rends compte que je n’était peut-être pas juste avec ma famille », reconnaît-il.

« Mais je suis reconnaissant à mes proches d’avoir supporté ça et de m’avoir appuyé de toutes les façons possibles », ajoute Rever, précisant que son épouse Marianne et son fils Scott sont tous deux golfeurs assidus.

Il dit qu’une des initiatives qu’il est le plus fier d’avoir soutenues durant son passage dans l’équipe de direction est l’intégration de l’ARGC et de l’Association canadienne des golfeuses (CLGA).

« Je pense que j’ai été le premier président de l’ARGC à parler devant l’assemblée annuelle de la CLGA. Notre équipe prônait cette amalgamation et j’ai été très heureux de la voir se concrétiser », dit-il.

Rever se rappelle aussi qu’un de ses plus beaux moments fut l’intronisation de Jack Nicklaus au Temple de la renommée du golf canadien en 1995.

« Après mon mandat à la présidence de l’ARGC, je suis devenu président du Comité du Temple de la renommée du golf canadien et j’ai eu l’honneur de faire partie de l’équipe qui a intronisé Jack Nicklaus. »

Et d’ajouter l’ancien président : « Jack a toujours été un supporter de l’ARGC, il est venu à toutes les éditions de l’Omnium canadien et n’avait que des éloges pour le championnat. À l’époque, il disait même que c’était le cinquième tournoi majeur dans le monde. » Rever précise que Nicklaus a été intronisé dans la catégorie des bâtisseurs pour son rôle dans la conception de Glen Abbey.

« La cérémonie d’intronisation avait lieu au Glen Abbey Glof Club et il y avait plus de 200 personnes présentes, une super soirée! »

Si Rever salue la contribution de Nicklaus à la croissance du golf au Canada, il est aussi élogieux à l’égard de Brooke Henderson pour l’importance de sa réussite.

« Brooke m’impressionne beaucoup. C’est une jeune fille charmante qui possède à l’évidence un grand talent naturel et une éthique de travail très solide. Son succès inspire certainement beaucoup de jeunes golfeurs et golfeuses au pays », souligne-t-il.

« Nous espérons qu’elle connaîtra un bon Omnium en Saskatchewan. Je lui ai brièvement parlé, mais je n’ai pas eu l’occasion de lui dire de s’exercer à frapper ses balles contre le vent – elle en aura probablement besoin », ajoute Rever en riant.

« J’ai aussi rencontré Lorie Kane et je peux vous dire qu’elle a vraiment beaucoup de classe. Brooke et Lorie sont d’excellente ambassadrices du golf au Canada et elles ont beaucoup fait pour aider à l’expansion du sport », dit-il en précisant que les deux golfeuses, qui cumulent ensemble 10 titres sur le Circuit de la LPGA, sont également ambassadrices de la campagne CP a du cœur.

Si des athlètes comme Kane et Henderson contribuent énormément à la croissance du sport grâce à leurs exploits sur le terrain, Rever peut être fier des efforts qu’il a déployés au fil des ans hors du parcours – en particulier dans la salle du conseil – et qui ont jeté les bases de l’immense succès que connaît le golf d’un océan à l’autre.

« C’était formidable de travailler avec tous ces gens passionnés de golf qui voulaient voir leur sport grandir, et c’est aussi gratifiant de voir que nos efforts, année après année, ont eu un tel impact positif sur notre sport », reconnaît Rever.

« J’ai aussi eu le plaisir de faire la connaissance de la nouvelle équipe de direction de Golf Canada et je peux dire que notre sport est entre bonnes mains. »

Quelques jours avant le coup d’envoi de l’Omnium féminin CP, le 23 août, dans sa ville natale, l’homme qui se décrit comme un simple enthousiaste du golf remarque que la ville est prête à accueillir le tournoi.

« Nous avons eu le Brier de curling et la Coupe Memorial de hockey à Regina plus tôt cette année, ce qui fait qu’il a fallu un peu de temps pour que l’Omnium féminin CP attire l’attention, mais là, on en entend beaucoup parler à la radio et à la télé », note Rever.

Et de conclure l’enthousiaste : « Je pense que le jour de l’ouverture du tournoi, tout Regina sera là pour l’applaudir. En tout cas, ma famille et moi, nous y serons, c’est sûr! »

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