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Fondamentaux du golf et affaires

Par John Gordon

Joseph Paris est un auteur, conférencier, mentor et « maître à penser » dans la discipline dite de « l’excellence opérationnelle ». Fondateur de XONITEK, une firme-conseil internationale et le cercle de réflexion de l’« Operational Excellence Society », il est également un golfeur de longue date, s’étant initié à ce sport dans le nord-ouest de l’État de New York avant de s’établir en Allemagne.

L’excellence opérationnelle, dit-il, est « un programme intégré, axé sur l’amélioration continue et délibérée du rendement d’une société et des conditions de travail de ses employés ».

Dans un blogue sur le site Web de sa société (www.xonitek.com), Paris énonce d’une façon divertissante quelques leçons qui, tirées du golf, s’appliquent à l’excellence opérationnelle d’une entreprise. Aux fins du présent article, il a bien voulu fournir quelques exemples des rapports entre les fondamentaux du golf et les affaires.

Prise

« Quand la prise d’un golfeur est trop ferme, celui-ci devient tendu, rigide, et il perd de sa souplesse et de sa fluidité, note Paris. De même, vous devez desserrer votre prise dans la poursuite de l’excellence opérationnelle. Si vous avez embauché les bonnes personnes, vous leur avez donné des instructions claires sur votre stratégie d’ensemble et les tactiques utiles à sa mise en œuvre. La microgestion ne s’avère donc pas nécessaire. Laissez-leur la bride sur le cou. Soutenez-les, mais sans vous mettre en travers de leur chemin. »

Posture

Si le golf requiert une certaine posture physique, les affaires nécessitent une certaine posture ou attitude mentale. « Il faut toujours être prêt à faire face à l’inattendu, de dire Paris. Comme au golf, les affaires – et la vie en général – sont remplies d’imprévu. Sur le parcours, les poses de balle compliquées et les mottes de terre non replacées sont monnaie courante. Ainsi en va-t-il dans les affaires. « Il est peu probable que votre plan se déroule comme prévu, mais il faut s’y résigner. Il faut avoir la souplesse nécessaire pour s’adapter aux circonstances. »

Alignement

Il est de plus en plus fréquent que les golfeurs utilisent sur le terrain d’exercice quelque appareil pour vérifier que les divers éléments de leur élan – épaules, hanches, pieds, face du bâton –  sont bien alignés et pointent vers la cible. Selon Paris, il faut garder cette image à l’esprit autant au bureau que sur le parcours. « La différence entre le succès et le succès relatif, sinon l’échec, c’est l’alignement des activités commerciales sur les stratégies commerciales. »

Concentration

Quand vous vous apprêtez à frapper votre premier coup de départ, vous avez un plan, un objectif, une stratégie. Mais, à l’évidence, il n’y a pas de route directe entre ce premier coup et le dernier roulé au 18e. De dire Paris : « Il y a un vaste espace à négocier entre ces deux points. Il faut, comme en affaires, y aller coup par coup, et décomposer sa stratégie en tout petits morceaux. L’un des plus grands défis du golf et des affaires consiste à filtrer les distractions. Il faut s’entraîner à ignorer le non important. »

Pour ce faire, il préconise l’adoption du « OODA Loop » en affaires. Cette abréviation, qui était utilisée par les pilotes de chasse durant la guerre de Corée, réfère à Observer, Orienter, Décider et Agir. Le OODA Loop vise notamment à fournir une vision claire et une cible précise afin d’augmenter les chances de succès.

Les fondamentaux, encore et toujours

Qu’il s’agisse de l’élan de golf ou d’une situation d’affaires, Paris observe : « Quand rien ne va plus, il faut revenir aux fondamentaux. Quand un golfeur est dans le pétrin ou qu’une situation stressante se présente dans la vie de tous les jours, on est instinctivement porté à se mettre encore plus de pression. C’est une réaction naturelle, mais très mauvaise. » Le résultat, dit-il, c’est la « spirale de la mort », sur le parcours ou dans la salle de conférence.

« Quand on est pris dans la spirale de la mort, c’est l’heure de revenir aux fondamentaux, de ralentir son rythme, d’opter pour des tactiques plus prudentes, de laisser son esprit  prendre le dessus sur ses instincts primaires. Ralentissez, reculez d’un pas. Observez et évaluez la situation, puis recommencez. En affaires, si vous avez le sentiment que vous êtes en train de creuser votre propre tombe, il faut cesser de creuser. »

Selon Paris, la rédaction de son blogue a été une expérience éclairante, car il a découvert un nombre croissant de parallèles entre le golf et les affaires. Il a aussi découvert que « toutes mes expériences commerciales n’ont pas été aussi utiles à mon golf que le golf à mes expériences commerciales ».

Voilà pourquoi vous devriez jouer au golf encore plus souvent, n’est-ce pas?

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