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Debbie Savoy Morel entre au panthéon dans une grande vague d’amour

Par Mario Brisebois

Avez-vous déjà assisté à un événement sportif qui se transforme vite en une grande fête d’amour qui fait tant de bien compte tenu de tout ce qui survient dans les nouvelles.

Bienvenue alors à l’intronisation de Debbie Savoy Morel au Panthéon de Golf Québec.

La présidente Diane Dunlop-Hébert et son comité de sélection possèdent le mérite cette année d’avoir littéralement relancé la mémoire du golf dans la province.

Non seulement cet hommage de l’excellence constitue le troisième de l’organisation depuis la fin mai avec Bob Vokey et Pierre Archambault qui ont précédé, mais il n’y avait rien de moins que 230 personnes dans la grande salle du Mirage.

Autre très bonne nouvelle, les recettes vont à la relève assure Jean-Pierre Beaulieu, de Golf Québec.

Pour donner une idée de la popularité du choix de Debbie, la participation se situe à une centaine, habituellement. Même maman Dion était là.

Plein de collègues professionnels (hommes et femmes) étaient présents, dont Donna White, ex-gagnante à la LPGA, et Mary Lee Cobick, qui ont fait le déplacement de la Floride entre deux ouragans. La pionnière Jocelyne Bourassa et son frère Gilles n’allait pas rater ce rendez-vous non plus, tout comme Denise Lavigne et Ann Rogerson.

Bien que Debbie soit associée à Callaway depuis toujours ou presque, l’ensemble de l’industrie s’était réuni ce qui révèle long sur le côté rassembleur de la grande ambassadrice.

Golf Canada était représenté par le vice-président Charlie Beaulieu et Golf Québec par son président François Bissonnette et son prédécesseur Marcel-Paul Raymond. Président sortant, Constant Priondolo portait les couleurs de la PGA du Canada.

Une vague d’amour s’est très installée.

Proche collaborateur de Debbie ayant été longtemps associé au Mirage, Rémi Bouchard a bien accompli l’animation.

GRÂCE À CÉLINE…

Le directeur général René Noël, son bras droit Nicolas Burns et le chef Mario Julien se sont montrés (encore) à la hauteur.

D’ailleurs, c’est René qui a eu le flair de se tourner vers son amie Debbie en 1993 lorsque René Angélil a demandé de chercher la bonne personne pour enseigner le golf à Céline.

Toujours est-il que Debbie a fait du bon travail puisque Céline, qui a participé aux témoignages via la vidéo, pouvait jouer dans les 80 un an et demi plus tard.

Par la suite, elle n’a plus jamais quitté le Mirage y devenant la première femme à la barre d’une organisation de 36 trous au Canada et où elle a reçu Muhammad Ali, Annika Sorenstam, Sylvester Stallone et tant d’autres chez les célébrités.

Native du Nouveau-Brunswick, mais arrivée à La Tuque en très bas âge, Debbie a appris son golf à 13 ans en compagnie de Jean-Marie Laforge.

Compétitrice de haut niveau, elle a multiplié les sélections parmi les équipes du Québec en plus d’évoluer pour le Canada à l’international aux Jeux du Commonwealth.

Lorie Kane a été une coéquipière. Cette quadruple gagnante à la LPGA aurait fait le voyage sauf qu’elle arrive d’un tournoi en Nouvelle-Zélande et qu’elle avait un engagement au retour.

À propos de Jean-Marie, encore actif à 83 ans, il a eu cette très bonne idée d’aller chercher son élève chez elle à Trois-Rivières pour la conduire au golf comme dans le temps.

Dans ses autres multiples activités, Debbie fut des premiers instants de Golf-Études aux Estacades, à Trois-Rivières, devenu un modèle provincial.

Aussi active dans les médias, elle a été analyste des tournois féminins à RDS et prodigue encore ses conseils à titre de collaboratrice régulière à l’émission de « Le 19e trou » et au Magazine Golf International, deux produits de Richard Beaudry, d’Ovation Médias.

Elle a aussi fait une vidéo sur la technique en compagnie d’Anne Chouinard.

Ses interventions pour aider la relève ne se comptent plus.

Bref, Debbie n’a surtout pas volé sa place au Panthéon.

L’HUMILITÉ D’UNE GRANDE DAME

Mentionnons que Debbie a une Coupe à son nom sur la scène provinciale et que cet honneur s’avère son deuxième cet automne en ajoutant le titre de Pro de l’année Callaway au Canada la semaine auparavant.

Présidente du Panthéon, Diane Dunlop-Hébert a raconté que lorsqu’elle lui a fait l’annonce de son intronisation, « Pourquoi moi? » a été la première question de Debbie Savoy-Morel.

C’est avec beaucoup d’humilité que celle-ci voit son nom être immortalisé. Elle a profité de la tribune souvent de façon personnelle.

« Il y a la destination, mais aussi le cheminement pour s’y rendre qui est encore plus important », a-t-elle déclaré très joliment au sujet de l’apport des gens autour d’elle au fil de la carrière.

En plus d’être professionnelle, la grande blonde élégamment vêtue en noir, est aussi l’épouse de Denis Morel, longtemps arbitre dans la LNH, maman et même grand-maman, ce qu’elle accomplit très bien comme au golf.

« Immense merci Denis de ton support tout ce temps et de m’endurer parfois aussi », a-t-elle commenté avec tendresse.

Un moment fort est survenu lorsqu’elle a parlé de ses enfants Kimberley et Shawn et du petit-fils Brendan.

« Ça, c’est bien l’Anglaise en moi! », a-t-elle passé comme message aussitôt lorsque les émotions sont montées avant d’ajouter « Je vous aiment et je suis très fière de vous ».

Curieux parce que c’est très exactement cela que les gens témoignaient à Debbie Savoy-Morel lors de la considérable ovation (une autre) à la toute fin.

NDLR : si vous posez la question, la réponse est oui-oui, je suis un ami d’enfance de Debbie et René. Je suis fier des deux. Voilà!