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Debbie Savoy-Morel : de pro privé de Céline à pro par excellence de la PGA du Canada

Par Mario Brisebois
debbie Savoy Morel (Golf Québec)

Qu’est-ce qui commence par un engagement de quelques jours et qui se poursuit toujours 22 ans tard pour mener aux plus grands honneurs de sa profession au Canada ?

Le parcours de Debbie Savoy-Morel, certainement, elle qui fut honorée jeudi soir, à Orlando, à titre de professionnelle de club par excellence au pays dans le cadre de la soirée annuelle de la PGA du Canada à la grande exposition de golf.

« Tout a commencé avec une demande pour enseigner privément pendant quatre jours à Céline au Mirage et voilà que j’y suis toujours présente 22 ans plus tard », raconte Debbie, récipiendaire du trophée Murray-Tucker dans une intéressante entrevue sur le site de la PGA du Canada.

Céline, c’est bien Céline… Dion et la proposition provenait des deux René, soit René Angelil et René Noël, toujours directeur général au Mirage et ami d’enfance en Mauricie.

Elle a une grande gratitude envers le couple Dion-Angelil.

« Merci René Noël, qui m’a toujours laissé carte blanche en mentionnant souvent une bonne idée lorsque je me pointais dans son bureau », explique-t-elle avec reconnaissance.

« Merci aussi à mon équipe car c’est aussi grâce è elle que tout ceci arrive », continue celle dont le succès passe par le dévouement, le souci du détail et la grande écoute qui s’ajoutent à ses connaissances indiscutables.

Dans les personnes évoquées parmi les plus grandes influences au golf, elle nomme le pro Jean-Marie Laforce, son premier pro à La Tuque où il enseigne toujours à 85 ans, Jocelyne Bourassa, Donna White, ex-gagnante et toujours une sommité de la LPGA, Jack McLaughlin, alors à la barre d’Équipe Canada à laquelle elle a appartenue avec Lorie Kane et Mary Lee Cobick comme coéquipières, et Rémi Bouchard.

« Rémi était au Mirage à mon arrivée et il a vu et su faire passer le message (aux autres pros) que je possédais le bagage nécessaire pour remplir les responsabilités au Mirage », déclare la première et toujours seule femme à la tête d’un golf de 36 trous au pays.

Et dans les remerciements, il y a la famille.

« Ma mère et mon père m’ont enseigné les plus solides valeurs, notamment de respecter  les autres si je voulais l’être », rappelle-t-elle.

Carrière tardive, mais tellement réussie

Un autre moment de tendresse va à son mari Denis Morel, qui a arbitré 1000 matchs de LNH et ses enfants Kimberley et Shawn.

Le cheminement de Debbie est atypique. Elle a été mère et a eu un emploi de neuf à cinq avant de commencer carrière au golf à 40 ans.  Ses intérêts au début étaient essentiellement dirigés vers l’enseignement dans le rôle d’entraîneur, notamment au lancement du programme golf études.

« Denis m’a convaincue d’accepter le poste, ma formation étant d’administration (elle est diplômée de Bishop’s) et me disait que lorsque la chance de pousser plus loin sa passion se présente, on ne passe pas à côté de ça », se souvient-elle.

« Merci à ma famille pour les sacrifices », de renchérir Denise.

Parle, parle, jase, jase, quel conseil la professionnelle de l’année refilerait-elle à ses collègues au Canada visant l’excellence ?

« Ayez une bonne oreille. Les membres veulent être votre ami. Écoutez-les tout en ayant une couple de recommandations pour améliorer leur golf, ce qui aide toujours », de révéler Debbie Savoy-Morel, qui deviendra professionnelle émérite du Mirage et conseillère de René Noël à compter du printemps.

La présentation de PGA du Canada à Orlando a été faste pour le Québec.

En effet, Pierre-Alexandre Bédard, de Cap-Rouge, était également dans les grands honneurs à Orlando. Il a obtenu le prix Mike Weir à titre de compétiteur par excellence dans les événements de l’organisation.

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